Une enfance compliquée
Quand on parle d'enfance, la première chose qui vient généralement à l'esprit ce sont des moments magiques, en famille, sans soucis. Cependant, d'autres n'ont pas cette chance mais leur enfance est pleine de problèmes auxquels ils doivent faire face.
Nous allons découvrir l'enfance de certains malheureux à travers l'œuvre La vie devant soi, roman d'apprentissage écrit par Romain Gary.
L'enfance est représentée dans le roman à travers notre protagoniste, Momo, et d'autres enfants de prostituées.
La drogue, la prostitution, le racisme ou l'euthanasie devraient être hors de portée des enfants, pourtant Momo les connaît bien. Il est le fils d'une prostituée et Madame Rosa, qui est à sa charge, l'était aussi. Nous nous rendons également compte qu'il connaît les drogues même s'il est conscient qu'elles sont nocives.
Le racisme est un autre problème dont les enfants souffrent plus fréquemment que les précédents. Momo a souffert de ce problème parce qu'il est un garçon arabe.
Les enfants qui doivent faire face à ce type d'adversité cherchent souvent un moyen de s'échapper ou de rendre la réalité plus supportable.
Dans le cas de Momo, il utilise un parapluie, l'habille et le façonne comme un humain, et prend soin de lui comme s'il était son meilleur ami. Aussi, en l'absence de sa mère, Momo utilise son imagination pour il utilise son imagination pour la sentir proche. Il rêve d'une lionne qui le protège et imagine aussi sa mère en rêvant.
Nous ne pouvons
pas oublier l'importance des parents dans le développement de leurs enfants.
Dans le cas de
Momo, sa mère est morte alors qu'il était encore très petit et son père l'a
abandonné. Il est clair qu'un enfant sans parents aura des problèmes de
développement dans son enfance.
Cela a poussé
Momo à chercher une mère de substitution dans chaque femme qui était gentille
avec lui.
En raison de la
vie difficile de Madame Rosa, il est parfois difficile pour elle d'être un bon
modèle pour Momo. Sa vision négative de la vie fait que c'est Momo qui doit lui
remonter le moral alors que ce devrait être l'inverse.
Nous ne pouvons
pas non plus oublier les autres enfants qui apparaissent dans le roman, des
enfants de prostituées sans parents et sans stabilité familiale.
Beaucoup de ces
enfants ont subi des cruautés telles que des situations de maltraitance.
Ces enfants
abandonnés par la société ont réussi à trouver des personnes attentionnées
comme Madame Rosa, Madame Lola et Nadine.
La dépendance que
ces enfants créent envers Madame Rosa est très forte, car ils considèrent
qu'elle est la seule personne en qui ils peuvent avoir confiance, une femme qui
les aime, prend soin d'eux et les protège.
En plus, Momo,
notre petit protagoniste, bien qu'il n'ait aucune relation avec son père,
souffre lorsqu'il découvre que celui-ci est mort. Momo se dise heureux de la
vie qu'il mène, mais il aurait aimé que son père soit à ses côtés.
Ce roman est surprenant, car même s'il semble à première vue qu'il sera terriblement pessimiste à cause des sujets qu'il aborde, comme la prostitution, la drogue, le racisme, etc., il y a des petits moments de joie et d'innocence typiques d'un enfant.
L'enfance peut être l'une des étapes les plus heureuses de la vie ou elle peut être misérable dans certains cas, comme nous l'avons découvert à travers le roman, du point de vue de ces enfants de prostituées.
Compte tenu de l'enfance difficile de Momo et de toutes les adversités qu'il a dû traverser, il a toujours trouvé une raison de voir le bon côté des choses et s'est également attaché à voir le bon côté des gens. On pourrait dire qu'il a créé une méthode pour se protéger des maux du monde.
Bibliographie :
Romain Gary. (1982) La vie devant soi. Gallimard.

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